L’alimentation moderne menace l’équilibre acide-base, indispensable au bon fonctionnement de l’organisme.

Les médecins à domicile de SOS médecin casablanca vous aident à mieux comprendre ce phénomène qui menace l’équilibre de notre santé et notre bien être.

Nos assiettes sont aujourd’hui garnies de viandes et de céréales agrémentées d’une bonne dose de sel (chlorure de sodium). Cette alimentation riche en protéines animales et en chlorure a un inconvénient majeur : elle est acidifiante !

Des menus trop acidifiants

Pour fonctionner correctement, notre organisme doit se situer dans une zone de pH équilibrée. Si ce pH est trop bas, donc trop acide (généralement en-dessous de 7.4), vous souffrez d’un état appelé acidose chronique, aux conséquences potentielles multiples. Quel rapport avec le menu de notre Homo sapiens ? Un rapport très étroit : l’acidité de notre organisme dépend directement de ce que nous mangeons.

Comment définit-on un acide ?

Un acide est une molécule qui libère des ions hydrogène, H+, en présence d’eau. C’est la concentration en ions H+ qui détermine le taux d’acidité, plus la concentration est forte, plus la solution est acide.

Les bases sont des molécules qui attirent les ions H+ et neutralisent ainsi l’acidité.

Pour mesurer le taux d’acidité d’une solution, on utilise une échelle appelée pH, elle varie de 0 à 14, le pH de 7 est le pH neutre, ni acide ni basique. Plus le milieu est acide plus le pH sera bas de 7 à 0, inversement pour les bases.

 

Le pH dans le corps humain

Le pH est une variable importante pour le fonctionnement de l’organisme. Le sang a un pH légèrement acide autour de 7,35. Chaque fonction de l’organisme est optimale à un certain pH. L’acidité de notre organisme varie en fonction de ce que nous mangeons, buvons mais aussi d’autres facteurs tels qu’un excès de stress, un manque ou un excès d’activité physique, un déséquilibre de la flore intestinale ou encore une déficience des mécanismes d’élimination. Les oligo-éléments jouent également un rôle important.

L’équilibre acido-basique est maintenu par divers systèmes dits « tampons » dans notre organismes : au niveau cellulaire ou au niveau sanguin le corps fabrique des molécules basiques qui vont neutraliser les acides. Les produits sont ensuite éliminés par la peau via la sudation, les poumons via la respiration, les reins via la diurèse.

Les effets d’une acidification

Notre alimentation et notre mode de vie induisent souvent une tendance à l’acidification de notre organisme. Au niveau alimentaire ce sont notamment l’augmentation de l’apport en protéines animales et en sucres, la diminution des apports de légumes et fruits, les modes de cuisson favorisant les pertes ioniques qui augmentent les apports d’acide en diminuant les apports de base. Au bout d’un certain temps, ces déséquilibres conduisent à une saturation du système tampon physiologique.

Sans être pathologique (on parle dans ce cas d’acidose, celle-ci doit être prise en charge rapidement par un médecin), l’excès d’acide conduit notre corps à trouver des substances tampons en dehors de celles dédiées à la neutralisation des bases, ces substances il va les trouver dans différents tissus altérant leur fonctionnement.

Les signes d’un terrain acide peuvent être : des crampes, des tendinites à répétition, des douleurs articulaires récurrentes, une faiblesse immunitaire, des allergies, des rhinites chroniques, une frilosité, de la fatigue, une moins bonne résistance au stress, etc. Ces signes ne sont pas spécifiques ce qui rend le diagnostic parfois délicat.

Comment éviter l’acidification

Dans le maintien de l’équilibre acido-basique, notre première alliée est notre alimentation. Une alimentation équilibrée inclut des légumes, des fruits, des protéines animales (viandes, produits laitiers, poissons) en quantité raisonnable, une partie de l’apport protéique étant remplie par des protéines végétales (céréales et légumineuses). Le régime végétarien peut présenter des avantages en ce domaine mais il doit être strictement équilibré, notamment en ce qui concerne les apports en acides aminés essentiels et certaines vitamines.

Le caractère acidifiant ou alcalinisant des aliments n’est pas le reflet de son goût. Par exemple, les agrumes ne sont pas considérés comme acidifiants. Il existe des tables de diverses sources détaillant les pouvoirs acidifiants ou alcalinisant. Un indice a été créé pour mesurer de façon plus précise ces pouvoirs : PRAL (Potential Renal Acide Load). Vous trouverez facilement ces données sur internet ou dans la littérature afin de vous aider à faire les bons choix et les bonnes associations.

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