L’obésité constitue une « maladie de société », estiment les médecins à domicile de SOS médecins casablanca, concrètement impliqués et bien renseignés au niveau des soins et prévention du surpoids excessif sur Casablanca, au Maroc et ailleurs.  .

Considérée paradoxalement comme une affection des pauvres dans les pays riches et des riches dans les pays pauvres, l’obésité concerne 500 millions de personnes dans le monde. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) parle d’épidémie et de problème de santé publique. Près de 3 millions d’adultes meurent chaque année à cause d’une surcharge pondérale. L’accumulation excessive de graisse favorise en outre le diabète, les maladies cardio-vasculaires et certains cancers.

L’accumulation de plusieurs facteurs conduit à l’obésité.

-Les facteurs génétiques : 70 % des obèses ont, au moins, un parent dans la même situation. Les anomalies génétiques entraînent une diminution de la dépense au repos et à l’effort physique, une diminution de la dépense énergétique après les repas et une répartition particulière du tissu adipeux ou masse grasse. Cependant, on considère qu’ils ne sont pas suffisants pour expliquer l’apparition de l’obésité, sauf pour la maladie de Prader-Willi (très rare).

-Les facteurs alimentaires : un excès d’apport calorique, en particulier issu d’aliments gras et sucrés, par rapport aux besoins de l’organisme, conduit à l’obésité. En outre, les troubles du comportement alimentaire (grignotages, compulsions alimentaires pour certains aliments, boulimie) interviennent également dans la prise de poids.

-Les facteurs psychologiques : en cas de grande détresse ou de stress, on observe une compensation par la nourriture, notamment par des aliments réconfortants très caloriques.

-Un trouble de la prise alimentaire : des molécules chargées de transmettre des messages dans le cerveau, les neuromédiateurs, sont impliqués dans la régulation de la prise alimentaire. Certains la stimulent, d’autres l’inhibent. Ils sont en partie impliqués dans la survenue des troubles alimentaires.

-L’insuffisance des dépenses énergétiques quotidiennes : l’absence d’exercices physiques quotidiens et une trop importante sédentarité (fixation devant les écrans notamment) conduisent à une réduction des dépenses énergétiques et à un déséquilibre défavorable par rapport aux apports alimentaires.

-Le manque de sommeil : en France, par exemple, la durée du sommeil chez les 18-55 ans est de 7h en semaine avec un tiers des adultes qui dort moins de 6h par nuit. Quant aux adolescents, la moitié d’entre eux dort moins de 8h par nuit alors qu’une durée de 8h30 à 9h15 est recommandée. Or différentes études ont montré une association épidémiologique entre une durée de sommeil courte et un indice de masse corporelle élevé lié à l’obésité. Lorsque la durée du sommeil est inférieure à 5 heures par nuit, le risque d’obésité augmente de 60%1. D’ailleurs, chaque augmentation d’une heure  de la durée de sommeil s’accompagne d’une réduction de 9% du risque d’obésité. D’ailleurs, un sommeil de moins de 6h multiplie par 4 le risque d’obésité comparativement à un sommeil de plus de 7h2. Cet impact est donc bien supérieur à celui de la prise alimentaire ou d’un manque d’activité physique.

Peut-on grossir sans manger beaucoup ?

Oui, certaines personnes prennent du poids sans manger plus. Plusieurs explications possibles : une prédisposition familiale à la prise de poids, une sédentarité importante, le stress, la dépression, certains médicaments, un déséquilibre hormonal, les effets de l’âge. Mais dans la majorité des cas les apports alimentaires sont excessifs, en particulier au moment où se constitue l’obésité (phase de prise de poids).

Par ailleurs, on a souvent tendance à sous-estimer, de façon involontaire, la quantité d’aliments ingérés : on croit manger peu alors qu’en réalité on mange beaucoup. Plusieurs explications :

-la tendance à oublier les prises alimentaires en dehors des repas : grignotage et petits en-cas,

-la méconnaissance de la « richesse » en calories d’un aliment,

-la mauvaise évaluation des portions : il y a « pizza » et « p i z z a »,

-l’oubli des calories fournies par les boissons (sucrées ou alcoolisées).

Quels sont les aliments qui font grossir ?

Ce n’est pas l’aliment qui fait grossir, c’est la manière de s’alimenter. Si vous cherchez un aliment « bouc émissaire », vous faites fausse route. On peut manger du foie gras sans devenir obèse, on peut avoir recours aux produits «  light «  toute sa vie et grossir inexorablement (il y a moins d’obèses dans le sud-ouest de la France qu’aux USA).

Retenez ces principes de base :

-c’est le mauvais usage de l’aliment qui entraîne l’excès de poids,

-le plaisir alimentaire est essentiel à la bonne santé,

-il faut diversifier son alimentation.

-Les diététiciens et les médecins sont là pour vous apprendre à connaître :

-les différents types d’aliments, leur densité calorique etc…

-les équivalences entre les aliments,

-les principes de l’alimentation équilibrée,

-les erreurs alimentaires qui favorisent la prise de poids.

Ce qui va être essentiel, au-delà des ces connaissances sur l’aliment, c’est de bien connaître vos habitudes alimentaires et leurs défauts. Car c’est de votre alimentation et pas de l’alimentation des autres qu’il s’agit !

EN CONCLUSION

Selon l’avis des médecins à domicile de SOS Médecins casablanca, le traitement de l’obésité consiste à modifier le mode de vie. On peut agir sur les déplacements (à pied, à vélo), le sport, les loisirs, le choix des aliments et des boissons, les quantités et la structure des repas pour toute la famille. A noter qu’une assiette équilibrée comprend environ un quart de protéines (viande, poisson, oeuf, produits laitiers), un tiers de féculents (pâtes, riz, pommes de terre, pain) et un peu plus d’un tiers de légumes, de salades ou de crudités. Les objectifs ne sont pas les mêmes chez l’enfant ou l’adolescent. Un enfant gagne normalement trois à quatre kilos par an pour grandir. Il ne doit pas perdre du poids, mais ralentir sa prise pondérale annuelle à moins de trois kilos. De cette façon, il deviendra plus mince et retrouvera peu à peu une courbe de progression normale. Chez l’adolescent en fin de croissance, la perte de poids doit être définie avec le médecin ou la diététicienne. Il est important de fixer ensemble des objectifs atteignables. On commence
par déterminer les causes les plus probables du surpoids, puis on s’efforce de changer les comportements identifiés. Cela prend du temps. Mais les médecins à domicile de SOS médecins casablanca sont là pour soutenir les personnes et les aider à choisir leur poids équilibré et normal.

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